Quels matériels et quels équipements à utiliser en canyoning.

Pour faire du canyoning, vous aurez besoin de matériel individuel et de matériel collectif. Le matériel individuel est tout le matériel que vous aurez besoin sur vous pour progresser en canyon. Nous parlons ici de mousqueton, de combinaison néoprène, de casque et de baudrier.

Concernant le matériel collectif, il est inclus le matériel nécessaire pour qu’une équipe descende le canyon en toute sécurité. Il comprends le matériel de progression comme les connecteurs / mousquetons, les cordes, le matériel de secours et le matériel de portage.

Matériel individuel en canyon.

Rappel canyon gorges du loup

Les combinaisons néoprène, semi étanche et étanche.

Le canyonisme se pratique le plus souvent dans des cours d’eau de montagne. Les températures de l’eau en canyoning sont très souvent très froide. Elles sont de l’ordre de quelques degrés en haute montagne à chaude dans les canyons chaud. C’est pourquoi une bonne protection thermique n’est pas optionnel. Ce n’est pas un gain de confort mais un vrai gain de sécurité. Il existe trois grand catégories de combinaisons : les combinaisons néoprènes, les combinaisons semi-étanches et les combinaisons dites sèches ou étanche.

Les combinaisons néoprènes sont les plus utilisées, car elles sont polyvalents et plus résistantes. De plus, elles sont appréciés pour leur confort à mettre et à enlever. Elles sont aussi très appréciées pour leur confort lors de l’utilisation intensive en canyoning car elles sont simple à utiliser et à l’entretien. Pour être efficace, une combinaison néoprène devra être ajusté au plus près du corps sans trop gêner les mouvements. Nous les trouvons en deux pièces ou en monopièce. Les deux pièces ont l’avantage d’être plus chaude avec une double épaisseur de néoprène sur le torse. Les monopièces ont l’avantage de se mettre et s’enlever plus facilement. En canyoning, on utilise classiquement des combinaisons néoprènes en 5 millimètres d’épaisseur. On rajoute ensuite des chaussons en néoprène, une cagoule, des gants néoprènes et des sous-vêtements techniques aquatiques.

Les combinaisons semi-étanche sont des combinaisons néoprènes mais avec des manchons.

Les manchons sont situés au niveau du col, des pieds et des poignets. Ces manchons empêchent l’eau de rentrer dans la combinaisons. Elles sont beaucoup plus souvent utilisées en plongée sous-marine.

Les combinaisons dites sèches ou étanche sont issues des sports d’eau vive comme la voile et le  kite-surf. Ces combinaisons étanches permettent de maintenir le corps au sec. Elles permettent une plus grande liberté de mouvement que les combinaisons néoprènes. Le tissu utiliser est respirant afin d’éviter de suffoquer dedans. Les manchons en latex sont plus étanches et nécessite un entretien régulier.

Elles sont utilisés aussi pour faire des canyons dites glaciaires où il est impératif d’avoir une vrai protection thermique. Vous trouverez le récit d’aventure des canyons glaciaires en Suisse sur le site www.chullanka.com

Les chaussures de canyoning

Tout comme les combinaisons néoprènes, le choix des modèles de chaussures est indispensable pour la sécurité. Les canyons sont très souvent glissant et accidentés. Se déplacer en canyoning devient alors techniques et difficiles sans bonne chaussure. Il existe sur le marché une multitudes de chaussures pour aller en montagne. Les chaussures de canyoning sont spécifiques car elle doivent avoir une adhérence parfaite. C’est pourquoi le choix de la semelle adhérente est indispensable. Il faudra choisir des gommes plutôt tendre et qui adhérent sur terrain humide.
Il est important aussi de voir si la chaussure à un bon maintient de la cheville pour limiter les torsions accidentelles. Les entorses et les fractures de cheville représente 80% des accidents en canyon.
Choisissez un modèle avec un bon amorti afin d’encaisser au mieux les impacts. En canyon, il n’est pas rare de faire 2/3 heures de marche. Pensez à prendre un modèle qui protège bien des chocs sur les cotés. Nous marchons souvent dans des blocs instables et des pierriers.
Et enfin, pour éviter de changer tout le temps, prenez un modèle au bon rapport qualité prix. Les colles et les matériaux utilisés sont encore peu adapté au milieu aquatique et calcaire. Les chaussures en canyoning ont une durée de vie en général d’une centaine de canyon.

Le casque de canyoning

Le casque en canyoning est arrivé très tard dans le pratique mais est devenu un indispensable aujourd’hui. L’utilisation du casque est devenu une obligation lors de la pratique professionnel. Le casque protège des chocs venant des falaises mais aussi des chutes de sa propre hauteur. La pratique du canyoning se fait dans un milieu spécifique et un terrain accidenté. Le casque ainsi protège des chocs liés aux glissades et terrain. Il protège aussi des chutes de pierres qui sont courante en canyon.

Le casque possède une norme EPI spécifique EN12 492 et UIAA 106. Ces normes satisfont les 4 tests sur la capacité d’absorption d’énergie : choc vertical, choc frontal, choc latéral et choc arrière. Ils font aussi des tests sur la résistance à la pénétration, un test sur la résistance à la jugulaire et un test sur le système de rétention.

Pour des raisons pratiques, il est bien si les casques sont légers, qu’ils flottent et qu’il soit visible de loin.

Harnais de canyon

Le harnais est aussi appelé baudrier en canyon. A la différence avec le harnais d’escalade, le harnais de canyon est plus spécifique. En effet, il faut que le baudrier soit équipé d’une culotte de protection et de ceinture confortable. Il existe un très grand choix de modèle de harnais canyoning. Un harnais adapté à la pratique du canyon doit vous apporté un grand confort et aussi une ergonomie nécessaire.
Les harnais ont tendance à s’user très rapidement du fait de l’abrasion des rochers. Il faut donc contrôler régulièrement l’état de tous les éléments de sécurité. Ils sont soumis aux normes EPI : EN 12 277.

Les mousquetons de sécurité

Les mousquetons de sécurité en canyoning sont très variés. Il existe des mousquetons simples, à viroles et les mousquetons automatiques. Les mousquetons simples sont aussi appelé mousqueton à doigt droit ou courbé.  Les mousquetons sont aussi appelés connecteurs.

Il existe une multitudes de type de mousqueton selon son utilisation. On peut nommer ici les mousquetons à forme ovale type X, les mousquetons asymétriques type D, les mousquetons en forme de poire type H, et les autres mousquetons appelé poubelle. Ce matériel de progression s’utilise dans de multiple situation mais certains mousquetons sont très spécifiques.

 

La norme EN 362 pour les mousquetons. Cette norme exige que le mousqueton soit capable de résister à une charge de 15 KN si le doigt est ouvert et à une charge de 20 KN si le doigt est fermé.

Les longes de canyon

Murray guide canyoning

Les longes en canyoning sont des cordes dynamiques qui maintiennent le canyoniste à la paroi. Elles peuvent être confectionnées de manière manufacturiers ou manuellement. Les longes sont attachés sur le pontet et comporte des mousquetons de sécurité en bout. La longueur des longes peut varié selon les utilisateurs. C’est pourquoi les longes réglables sont très apprécié dans le milieu du canyoning.

Ces longes sont normés EN 892. Pour obtenir cette norme, la force de choc doit être inférieure ou égale à 12 kN pour les cordes. Elles doivent aussi résister 5 fois minimum à un facteur de chute de 1.77 sur un mannequin de 80kg, avoir un allongement statique sous 80kg de moins de 12% et un allongement à la première chute de moins de 40%.

Le Sar

Le Sar est le diminutif de système auxiliaire de relais. C’est tout simplement un morceau de corde dynamiques avec à chaque extrémité, un nœud et un mousqueton de sécurité.Le Sar mesure entre 1.20m et 1.50m. Il ne coûte pas cher, est très résistant et il a une forte capacité à absorber les chocs au relais. 

Son utilisation est multiple : sécurisation d’un accès, reliés des points d’amarrages, aménager un relais pour un groupe,déplacement plus aisé du leader sur un relais, aide à désescalade et faire un autobloquant sur corde.L’utilisation du SAR est commune chez les professionnels mais entre trop peu utilisés par les particuliers.