MURRAY LAMBERT
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Histoire du canyoning

Canyoning Alpes Maritimes Verdon Nice

Histoire du canyoning du Verdon

Le canyoning ou canyonisme est une activité aquatique où l’on descend une rivière à pieds avec un équipement spécifique (combinaison néoprène, baudrier, casque, chaussures). L’histoire du canyoning selon les parcours, la randonnée aquatique alterne avec des sauts plus ou moins hauts, des rappels avec corde, des toboggans. Le canyoning est accessible à tous à condition de savoir nager.

EXTRAIT DE “LA FRANCE IGNORÉE – SUD-EST DE LA FRANCE“:
CHAPITRE 1: LE GRAND CANYON DU VERDON

En pleine Provence, entre Castellane et Draguignan, le grand canyon du Verdon est une des merveilles naturelles de la France, et de la terre.

Contrairement à diverses indications, la majeure partie de ces fonds était encore inexplorée au début du XXe siècle. Malgré plusieurs tentatives, les « abîmes du Verdon » (ainsi les appelle t’on dans le pays) n’étaient sommairement connues que les coupeurs de buis de la Palud et d’Aiguines qui, à l’aide de cordes accrochées aux falaises, vont quérir des souches ou racines de cet arbuste pour la fabrication de jeux de boules.

J’ai réussi à effectuer la 1° descente totale du torrent dans cette gorge, du 11 au14 août 1905, avec Armand Janet, M. Le Couppey de la Forest, Blanc (instituteur à Rougon), Louis Armand, et les aides Audiberd et Carbonnel (de Rougon).

L’entreprise faisait parti d’une mission spéciale, qui m’avait été confié par M. Ruau, ministre de l’agriculture (sur la proposition de M. Dabat, directeur de l’hydraulique agricole), pour l’étude géologique et hydrologique de la fameuse Fontaine-L’évêque (Var), destiné à accroître les ressources en eau potable et d’irrigation du département du Var et des villes de Toulon et de Marseille.

Au prix de sérieuses difficultés, nous découvrions alors que ce grand canyon du Verdon dépasse de beaucoup en magnificence ceux du Tarn et de l’Ardèche.

En réalité, il y a 4 canyons du Verdon, à savoir :

  • Carejuan, du pont de ce nom au confluent du Baus, long de 4 km, profond de 350 m, avec 7 pour 1000 de pente ; il est parcouru par la route de Castellane à Moustier Sainte Marie, est traversé (au petit pont de Tusset) par 1 chemin muletier descendant de Rougon.
  • Grand canyon, du confluent du Baus au Galetas (2 km amont du pont d’Aiguines). Longueur 21 km, profondeur 400 à 1100 m, pente 6 m 85 pour 1000 m.
  • Canyon de Baudinard (séparé du précédent par la large vallée des Salles). De Fontaine-l’Evêque au petit barrage de Quinson. Longueur : 13 km ; profondeur : 100 à 200 m ; pente : 5,3 pour 1000 des barres de Baudinard. (Entrée magnifique : bateau nécessaire pour la partie amont ; milieux bien visibles, étant traversé par 2 ponts ; remplie à l’aval par le reflux du barrage).
  • Canyon de Quinson ou du canal, longueur : 8 km ; profondeur : 150 à 250 m ; pente, environ 3,7 pour 1000. Très pittoresque et parcourable à pied le long du canal du Verdon qui le suit en tranchée, remblais ou tunnel, pour déboucher au pont d’Esparons.

Malgré les réclames souvent faite pour des “excursions aux gorges du Verdon”, la route de Moustier ne laisse à peu près rien voir du grand canyon : elle n’en montre que l’extraordinaire entaille d’entrée, depuis le plateau des fossiles sous le village de Rougon.

Profond, entre la Palud et Mayreste ; et les 4 derniers kilomètres élargis vers Saint-Maurin et la sortie. C’est tout ce que « le public » peut en connaître.

Ardouin-Dumazet l’avait décrit « d’accès impossible, avec courant trop violent pour que l’on puisse y pénétrer en bateau ».

Mais encore …

Après plusieurs jours d’enquête et de prospection du sommet des crêtes de la palud, d’Aiguines, de Margies, du petit plan de Canjuers, etc.… Sur les profondeurs, nous avions reconnu qu’Elisée Reclus ne s’était pas trop avancé, en déclarant « qu’il n’est guère d’exemple plus remarquable sur la terre, d’entailles pratiquées par les eaux dans l’épaisseur des roches »

On nous avait signalé quatres mauvais passages surtout : l’entrée même, le Maugué, le pas de l’Imbut et le Cavalet ; les coupeurs de buis eux mêmes ne paraissaient pas les avoir franchis.

On nous promettait, tout au fond, des rétrécissements invisibles, des chaos infranchissables et des rapides où nous resterions. Nous réussîmes quand même.

Mais en vérité les obstacles se montrèrent bien supérieurs à ce que nous avions prévu. Le 9 août 1905, une reconnaissance préliminaire à l’entrée du grand canyon nous fit voir la très curieuse gorge du Baus (beau portail de la petite grotte de Troucade, chaos de bloc écroulés ; fontaine du Merlet jaillissant sous le Verdon, etc.) …


Voici ci-dessous un extrait numérisé du livre de A.E Martel de l’histoire du canyoning.


A vous de choisir

Le guide ne décide pas de tout ! Je suis à votre écoute pour vous accompagner au mieux dans le choix de votre canyon. Par contre ensuite, je m’occupe de tout. Vous n’aurez qu’à penser à votre équipement de base : Le maillot de bain, une paire de baskets, un sandwich ou une barre de céréales, une serviette et une bouteille d’eau.

Comment choisir le bon canyon quand on ne connait pas cette pratique ? Tout d’abord, il faut savoir que les canyons ont des niveaux de difficultés, des cotations fédérales, tout comme en alpinisme.

Niveau 1 : Facile, ils sont ludiques (toboggans, sauts, petit rappels) et ouverts à tous, les difficultés sont évitables et il y a peu de marche.

Niveau 2 : Un tout petit peu plus difficile que le niveau 1 avec tous les ingrédients d’une sortie canyoning (toboggans, sauts, rappels). Cramassouri fait partie de cette catégorie. Il y a un petit peu plus de marche et de passages aquatiques.

Niveau 3 : Assez difficile, le canyon sera un peu plus long (1 jour), les cascades sont plus grandes et il y aura plus de nage.

Niveau 4 : Difficile, vous ressentirez parfois le vide, le débit d’eau peut être plus important. Il faut avoir une condition physique sportive.

Niveau 5 : Difficile, il est nécessaire d’avoir déjà pratiqué et d’avoir une bonne condition physique. Cette sortie nécessitera une préparation préalable.

Niveau 6 : Très difficile, les plus beaux canyons d’Europe attendent les plus aguerris d’entre vous. Pour cela, toutes les conditions doivent être réunies et il y a une bonne préparation à faire en amont. Vous devez être autonome et pratiquant.

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